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Choisir une voiture compatible avec le handicap

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Les équipementiers automobiles concernés par l’aménagement des voitures pour le transport des personnes à mobilité réduite (TPMR) sont en mesure de réaliser toutes les modifications et adaptations nécessaires pour les rendre compatibles avec le handicap.

Note, ces équipements sont soumis à l’obtention d’un agrément officiel.

Grâce à cela, le choix du modèle de voiture n’accepte aucune concession, les critères suivants étant prioritaires : praticité, accessibilité, sécurité, confort, ergonomie.

La personne handicapée utilise ce type de véhicule aussi bien comme passager que comme conducteur. Dans les deux cas, elle retrouve un peu d’autonomie et rompt l’isolement dans lequel le handicap peut la mener. Une personne handicapée n’est pas forcément une personne en fin de vie et le fait de pouvoir se déplacer en voiture compatible avec son handicap peut avoir le but de se réinsérer dans la vie active, d’où la nécessité de pouvoir utiliser un véhicule adapté.

Définir les besoins spécifiques de la personne à mobilité réduite

Si la personne à mobilité réduite est aussi le conducteur de la voiture, les exigences du handicap associées à ses besoins vont axer le choix sur certaines caractéristiques : la taille du véhicule, le positionnement des pédales pour une utilisation optimisée de l’accélérateur et des freins, la boîte de vitesses automatique, évitant l’usage de l’embrayage au pied, la position de conduite derrière le volant et la présence d’une boule d’aide à la préhension de ce dernier.

Si la personne handicapée est passager du véhicule, les contraintes sont différentes mais toutes aussi importantes : plateforme de relevage, système d’ancrage du fauteuil, etc.

Dans les deux cas, l’automatisation des portes et du haillon de coffre, le robot de chargement, la rampe de chargement et le décaissement, etc. apportent des aides précieuses.

Quels sont les équipements nécessaires pour une voiture compatible avec le handicap

Les aménagements les plus courants pour la conduite d’une voiture compatible avec le handicap se concentrent sur les pédales. Elles peuvent être rehaussées pour les personnes de petite taille ou positionnées de manière adéquate pour une utilisation avec une seule jambe. Elles peuvent également disparaître, au profit d’un frein et d’un accélérateur transformés en commandes au volant et d’une boîte de vitesse automatique, supprimant l’embrayage. La boule de conduite qui agrémente le volant améliore grandement la préhension du conducteur.

Une télécommande qui centralise les fonctionnalités électriques du véhicule semble pourtant indispensable. Fixée proche ou sur le volant, elle commande les clignotants, les feux de signalisation, les essuie-glaces, les feux de détresse, etc. Ce boîtier unique, conforme à la norme ISO CEI 801-4, directive 95/94/CE, est alimenté par pile rechargeable et éclairé la nuit par un interrupteur manuel.

Ergonomie et accessibilité, deux obligations pour une voiture compatible avec le handicap

L’accessibilité peut être mise en avant par le choix d’une voiture aux portières coulissantes ou escamotables, ainsi que par la présence d’accessoires de transfert si la personne quitte son fauteuil pour s’installer dans le véhicule. L’ergonomie des sièges et particulièrement du siège conducteur doit permettre à la personne à mobilité réduite de profiter de son véhicule en étant confortablement installée

Dans la mesure où le conducteur handicapé ne quitte pas son fauteuil dans sa voiture (en étant au volant ou non), il faut nécessairement que celle-ci soit équipée d’un système de relevage (plateforme), que le siège conducteur soit amovible et que l’habitacle ait une hauteur de plafond suffisante. De plus, pour assurer une parfaite sécurité, le fauteuil doit être ancré à chaque étape.

Dernière étape : l’homologation de la voiture compatible avec le handicap

Il est évident que la plupart de ces équipements sont volumineux, engendrant des contraintes qui ne sont résolues que dans le choix d’une voiture compatible avec le handicap parmi l’ensemble des véhicules de “transport PMR” (TPMR – Transport des Personnes à Mobilité Réduite).

Une fois tous les aménagements installés sur le véhicule, le véhicule TPMR doit répondre aux obligations de l’habilitation afin que la mention “handicap” figure sur la carte grise. C’est une obligation à laquelle aucune voiture de ce type ne peut échapper.

Si les transformations ont été réalisées par des professionnels, il est fréquent que le véhicule soit homologué avant sa vente. Dans ce cas, l’acquéreur n’a aucune démarche à effectuer dans ce sens.